La réponse de Christian PESSEY sur le rendement d'une PAC
La pompe à chaleur est un dispositif thermodynamique qui puise les calories dans un milieu donné, pour le restituer dans un autre. Dans votre cas, les calories sont puisées dans l'air extérieur et communiquées au liquide caloporteur (composé principalement d'eau) du système de chauffage central de votre installation de chauffage. Les PAC aérothermiques puisent les calories dans l'air extérieur, qui est soumis à des variations de températures importantes, les PAC géothermiques dans le sol ou dans l'eau souterraine, milieux moins sensibles aux variations de température et bien sur au refroidissement (ils sont tous deux toujours à plus de 7° C).
Le coefficient de performance d'une PAC : le COP
Le principal avantage d'une PAC est de produire plus de chaleur qu'elle n'en consomme (en électricité). On le mesure par un coefficient de performance : le COP. Celui-ci est calculé à 7° C (air extérieur), température où le rendement de la PAC est le meilleur (entre 4 et 5 selon les matériels - soit 1 kW consommé = 4 à 5 kw restitués) Plus la température baisse en dessous de cette limite, et moins le COP est bon, pour finir par arriver à 1 (1 kW consommé = 1 kW restitué). Le système Inverter améliore le fonctionnement du système par une modulation en fonction des besoins.
Appoint à la pompe à chaleur et isolation
En situation très froide, le dispositif peut avoir besoin d'un complément par un appoint électrique (une résistance). En tout état cause, un appoint biosourcé (insert, poêle à bois, etc.) soulagera la PAC et sera plus vertueux. Bien sûr l'autre façon d'éviter la surcharge de la PAC par temps froid passe par une isolation efficace du bâti, idéalement par l'extérieur.
La pompe à chaleur associée à une chaudière (généralement gaz) permet d'exploiter au mieux les qualités des deux systèmes, la chaudière gaz prenant le relai de la PAC quand son efficacité baisse, sous les températures négatives.