Sur ses 29 millions de logements, la France en compte encore 4,8 millions considérés comme trop énergivores. Ces passoires thermiques représentent 45% des consommations d’énergie du pays et sont responsables de 25% des émissions de gaz à effet de serre de la France.Leur rentabilité locative est réellement menacée.
Renforcement de la loi Climat
Face à ce constat, la récente Loi Climat et résilience est venue renforcer un certain nombre de mesures pour accélérer la transition écologique des logements, parmi elles :
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L’ajout d’un audit énergétique obligatoire pour l’achat ou la vente d’un logement, qui pourrait avoir pour conséquence un prix vente négocié à la baisse
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Un gel des loyers pour les passoires thermiques dès 2023
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A partir de 2025, il sera interdit pour un bailleur de mettre en location un logement classé G.
À cela s’ajoute, depuis le 1er juillet 2021, l’entrée en vigueur de l’opposabilité du Diagnostic de Performance Energétique (DPE) prévue dans la Loi Elan de 2018. Désormais, un locataire ou un futur acheteur peut s’appuyer sur le DPE pour évaluer la futur facture énergétique d’un logement, voire engager la responsabilité du propriétaire-bailleur lorsque les dépenses énergétiques annuelles dépasseront l’usage standard prévu dans le DPE.
Réduire la consommation énergétique
Pour garantir et maintenir la rentabilité locative d’un logement considéré comme une passoire thermique, pas le choix donc, il faudra rénover ! Les propriétaires sont encouragés à réaliser dès à présent les travaux nécessaires pour réduire la consommation d’énergie de leurs logements. Si l’isolation thermique constitue une étape non négligeable, avec une économie pouvant atteindre 70% de la consommation d'énergie, il n’est pas toujours facile, pour les propriétaires d’y voir clair parmi les aides et les technologies existantes, et de savoir par quel biais entamer la transition écologique de son logement.
